Le fil

Étape 05

Pourquoi deux personnes ne réagissent pas pareil ?

Dépense, activité spontanée, génétique : d'où viennent les écarts entre deux corps.

Lecture · 4 minutes

Le point de départ

La question qui revient toujours

Quelqu'un mange ce qu'il veut, ne fait aucun sport, et ne prend pas un gramme. Toi, tu ajustes tes repas et tu t'inscris à la salle. C'est injuste, et ce n'est pas une impression : les écarts sont réels et ils sont énormes.

Quatre mécanismes suffisent à les expliquer. Aucun ne dit que tu t'y prends mal.

Décryptage

D'où viennent les écarts

Les dépenses de base ne sont pas comparables

Le sexe, la taille et la masse musculaire font varier la dépense au repos dans des proportions considérables. Deux personnes assises côte à côte, sans rien faire, peuvent brûler des quantités d'énergie très différentes. Comparer son assiette à celle de quelqu'un d'autre n'a donc aucun sens.

L'activité spontanée varie de 1 à 10

Face à un même surplus alimentaire, certaines personnes se mettent à bouger davantage sans s'en apercevoir : gigoter, rester debout, marcher plus. Les écarts de stockage de graisse qui en résultent vont de un à dix. Ce n'est pas une décision, c'est une réaction involontaire.

La génétique décide d'une grande part

Dans une même étude, avec exactement le même surplus calorique, les prises de poids allaient de 4 à 13 kg selon les personnes. Même protocole, même surplus, mêmes conditions — et un rapport du simple au triple.

La compensation est invisible

Un restaurant, des grignotages, et puis un repas plus léger ou un petit-déjeuner sauté sans y penser. On ne voit que la moitié visible de ce que mangent les autres. Si leur poids est stable, ils mangent autant qu'ils dépensent : la règle est la même pour tout le monde.

Idées reçues

Deux glissements à éviter

« Si quelqu'un peut manger ça, je devrais pouvoir aussi »

Vous ne poursuivez pas le même objectif. Maintenir un poids et en perdre ne demandent pas la même chose. Quiconque voudrait perdre du gras devrait, lui aussi, dépenser plus qu'il ne mange.

« Ne pas grossir, c'est la preuve que tout va bien »

La balance ne mesure pas tout. Des habitudes peuvent être sans effet sur le poids et avoir des effets ailleurs. Un poids stable n'est pas un bilan de santé.

C'est la fin du fil

Tu as tout lu. Rien ne t'attend après : le carnet reste là, à rouvrir quand une question revient.

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